Photographiste

Le besoin de contextualiser, d’avoir un cadre pour mes recherches, et le souhait de me démarquer des métiers émergents comme la retouche-photo exploitée dans la publicité, m’ont amené a créer ce néologisme pour définir ma praxis artistique.

Voici maintenant un peu plus de 20 ans que je pratique la photographie. J’expose mon travail depuis 3 ans. Jusqu’ici la photographie était pour moi un refuge, une expression non verbale. Un moyen de travailler ma mémoire, mon imaginaire et mon regard porté sur le monde qui m’entoure, à proximité de mon domicile ou en voyage. Traçant le même sillon, parcourant le même chemin, je poursuis ce prolongement, avec une volonté : Transmettre, partager. Inviter le regard, le corps et l’esprit à s’interroger face à sa perception. Se regarder, regarder. Nourrir l’hypnose. Impacter le cognitif. Comprendre le processus de l’interprétation.

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Réflexion d’un point de vue

Ma démarche compose mes orientations.
L’abstraction rend compte du réel.
C’est de l’aspect de la matière que j’essaie de soutirer du sens.
Le « sens » n’est que dans notre perception, notre interprétation, notre conformation, de cet aspect que produit la captation photographique. L’appareil photo, mon outil exercé, n’est que ce qu’il est mais tout ce qu’il est : un boîtier filtrant la lumière et permettant de fixer un instant du réel dans le spectre du visible. Et de nos jours numériques, la photographie, Art conservateur s’il en est, a évolué : plus besoin de chimie pour révéler l’image, c’est une information brute directement accessible. L’ordinateur offre « en temps réel » et de façon « dématérialisée » toutes les techniques de laborantin qui ont toujours été de paire avec celles de la prise de vue.
J’aborde ces bases techniques dans une dialectique incluant les nouvelles capacités que nous offrent ces innovations.
Une image, surface de matière-lumière pixélisée, contient des millions d’informations. J’envisage dans mon écriture photographique d’en faire émerger certaines, d’en camoufler d’autres. D’indexer une teinte, une couleur ou un détail en particulier. D’extraire une fragrance d’émotion comme on fabrique un parfum. C’est aussi un sujet à verbaliser afin d’en définir les contours, les objets, les trajets, leur réception et la perception qu’on en a. Fusionner des torrents d’informations en un toboggan de pixels, jusqu’à l’alchimie photographique des instants vécus archivés.
Finalement il s’agit pour moi de soupeser quelques pensées et réflexions, d’y ajouter un peu d’émotion, un brin de sensation.

Quelques dates

1975 Né
1994 Acquisition de mon premier boitier « MINOLTA Maxxum SPxi »
1997 Diplômé en photographie option tireur filtreur
1998 S’initie aux techniques cinématographiques et réalise un documentaire
2001 Attiré par le mouvement et la bulle (ou le contraire) se forme au multimédia option «web»
2005 Fonde Reekoch Studio
2014 Première exposition

Arpente certains endroits

la Floride, Tokyo&Kyoto, Séoul, Maastricht, Amsterdam, Stoke-on-trent, Dakar&Kayar, Marrakech, Hong Kong, Gangzouh, Yangshuo, Kunming, Shanghai…
…et quelques gares et aéroport.

2 comments

  1. Très heureux de t’avoir croisé ce WE, je constate notre goût commun pour le voyage, si un jour tu as envie d’aller faire en Australie, Tasmanie, NZ, faits moi signe, en tous cas en Australie il y a matière à matières.
    Je prendrai bien sur le temps de parcourir sérieusement ta collection.
    Bonne continuation.
    JJV

    1. Merci Jean-Jacques pour ces appréciations et invitations ! Ce sont en effet des destinations qui me fascinent et l’idée d’un tour complet de l’Australie en suivant les saisons m’échauffe déjà sérieusement l’esprit. A bientôt, Vincent

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